C’est court 58mn. Générique de fin, jusque là, je suis encore dans le film.
Et puis les lumières de la salle. Les 58mn du film reviennent d’un coup. Ou plutôt, toutes les émotions contenues pendant le film. Pendant ces 58mn, rien d’exagéré, ni d’appuyé, ni d’éludé. Pas de mélo ni de scènes glauques malgré des images franches, réalistes. Rien de particulier non plus quant à la mise en scène. Pas de clichés, tout est juste.
Pourtant c’est après la projection que je me retrouve comme un con dans mon fauteuil ! Tout revient, et je reste là, gorge nouée. Sans raison, sans qu’une image ou une séquence ne vienne le justifier mais c’est là, et j’ai beau regarder autour de moi, sortir une connerie à Manu, ça persiste, faut sortir, prendre l’air ou une clope, mais faut sortir ! Pourtant tout s’est passé en arrière fond, tout est en retenue, pudeur des sentiments, des personnages. L’intensité du film est peut-être là, dans la retenue, dans l’absence de toute subjectivité de la réalisatrice, aucun artifice, c’est vos émotions qui sont sur l’écran. Et ça vous remue !
C’est court 58mn. Et pourtant tout y est. La réalisatrice vous ballade. Avec presque rien. Où elle veut. Et c’est un régal. Elle vous surprend à tout moment. Impossible d’anticiper sur la suite, faut juste se laisser entraîner.
Un film intense, peut-être pas un grand film, mais à découvrir. 58mn c’est court, mais ça vaut le coup d’oeil. Et il faudra un long moment pour redescendre. Peut-être un peu plus que 58mn ...
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